mardi 22 décembre 2009

Liptako-Gourma : HIERARCHISER LES PRÉOCCUPATIONS EN FONCTION DES MOYENS

Autorité de développement intégré de la région du Liptako-Gourma : HIERARCHISER LES PRÉOCCUPATIONS EN FONCTION DES MOYENS L'ESSOR :Quotidien National d'Information du Mali
l'Essor n°16595 du - 2009-12-21 08:00:00
L'organisation dispose de peu de ressources financières pour exécuter activités et programmes
Le budget de l'exercice 2010 de l'Autorité de développement intégré de la région du Liptako-Gourma (ALG) a été adopté en recettes et en dépenses à 392,7 millions de Fcfa. La contribution de chaque état membre se chiffre à un peu plus de 99 millions de Fcfa. La 47è session ordinaire de l'ALG se tiendra durant le quatrième trimestre 2010 au Niger. Ces différentes décisions ont sanctionné les travaux de la 46è session ordinaire du Conseil des ministres de l'organisation sous-régionale tenue jeudi à Bamako à l'hôtel Laico El Farouk.
La cérémonie d’ouverture, présidée par le ministre des Mines, Abou-Bakar Traoré, s’est tenue en présence de son homologue des Ressources animales du Burkina Faso, Sékou Bâ, du ministre burkinabè de l'Économie et des Finances, chargé du Budget et président du Conseil des ministres du Liptako-Gourma, Mme Drabo Marie Thérèse Keita, de la représentante du ministre nigérien de l’Economie et des Finances, Mme Moussa Mariama Siddo, et de notre ministre de l'Elevage et la Pêche, Mme Diallo Madeleine Bâ.
On y notait aussi la présence du directeur général de l'ALG, notre compatriote Badi Ould Ganfoud, (ex-ministre délégué auprès du Premier ministre chargé de la Réforme de l'Etat et des Relations avec les Institutions), des représentants des partenaires techniques et financiers (PTF), notamment la Banque africaine de développement (BAD), la Banque islamique de développement (BID), la Banque d'investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC), la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA).
Cette session a étudié les rapports de la réunion des experts et du commissaire aux comptes sur les états financiers de l'exercice clos au 31 décembre 2008. Elle a également examiné le rapport d'activités 2008 et pris acte du rapport d'activités 2009 à mi-parcours de la direction générale, avant d'adopter le programme d'activités et le programme triennal d'investissements (PIT) 2010-2012.
Dans son discours d'ouverture, le ministre des Mines, Abou-Bakar Traoré, a estimé que la tenue de cette session, malgré les difficultés auxquelles sont confrontées nos économies nationales, témoigne de l'attachement et de la foi des gouvernements dans le devenir de l'organisation sous-régionale.
Abou-Bakar Traoré a décrit l'ALG comme une institution dont le dynamisme est attesté par la régularité avec laquelle les sessions statutaires se tiennent depuis sa création le 3 décembre 1970. Abou-Bakar Traoré a souhaité une synergie d'actions pour que l'Autorité continue à mériter de la confiance des chefs d'État, des populations et des partenaires techniques et financiers.

QUATRE OBJECTIFS. Les temps sont certes durs. Mais l'organisation de la prochaine table-ronde des bailleurs de fonds de l'ALG sur les plans et programmes de nouvelle génération, la tenue de la prochaine Conférence des chefs d'État prévue courant premier trimestre 2010, annoncent de belles opportunités pour l'organisation, a estimé le ministre Traoré.
La présidente du conseil des ministres de l'ALG a, pour sa part, souhaité un accompagnement constant des PTF. "Le défi majeur auquel est confrontée l'organisation, est la faiblesse de ressources financières nécessaires à la réalisation des activités et programmes. Nous devons recenser nos préoccupations en fonction de nos moyens. C'est à ce prix que l'organisation pourra jouer pleinement son rôle", a précisé Mme Drabo Marie Thérèse Keita.
L'Autorité de développement intégré de la région du Liptako-Gourma concrétise la coopération tripartite de trois pays voisins : le Burkina Faso, le Mali et le Niger. Son siège est à Ouagadougou.
Le Liptako est une zone qui couvre la frontière Burkina/Niger où s'était installé au 19è siècle le royaume peulh du Liptako. Le Gourma désigne la rive droite de la boucle du fleuve Niger au Mali. Le Liptako-Gourma couvre une superficie de 370.000 km2.
Sa mission est de promouvoir le développement harmonieux et intégré de la région du Liptako-Gourma par la mise en valeur, en commun, dans un cadre régional des ressources minières, énergétiques, hydrauliques, agro-pastorales et piscicoles. Sa stratégie de développement place la lutte contre la pauvreté au centre des préoccupations et en fait l'objet global à atteindre. La réalisation de cet objectif est sous tendue par 4 objectifs spécifiques : la sécurité alimentaire, le désenclavement de la zone, la protection de l'environnement et le développement social.
De sa création à nos jours, l'ALG a réalisé plusieurs études générales et/ou prospectives en collaboration avec les États membres. Ce qui a permis d'identifier et de mettre en œuvre de nombreux projets et programmes pour un coût estimé à plus de 211,8 milliards Fcfa au profit des économies nationales de la zone d'intervention.
Dans ses perspectives, l'organisation envisage, pour la période 2010-2015, la réalisation d'un plan comprenant 12 programmes pour un coût d’environ 57 milliards Fcfa. Il s'agit, entre autres, de la valorisation des ressources en eau et de l'accroissement des productions agro-pastorales, de l'appui au développement de filières porteuses et à caractère intégrateur, de la gestion durable des écosystèmes, des ressources sylvo-pastorales et halieutiques et enfin de la prévention et de la gestion des crises.

L. DIARRA

vendredi 18 décembre 2009

PREMIER FORUM DE LA DIASPORA MALIENNE

Forum des investisseurs de la diaspora : COMMENT CAPITALISER L’ENORME POTENTIEL ?

l'Essor n°16590 du - 2009-12-14 08:00:00

Il s’agit de promouvoir les investissements productifs des Maliens de l’extérieur pour en faire un accélérateur de croissance

Les Maliens de l'extérieur jouent un rôle capital dans le développement économique de notre pays. Les pouvoirs publics leur reconnaissent ce mérite. La volonté politique de protéger nos compatriotes installés à l’extérieur et de promouvoir leurs investissements dans le pays, s’est traduite par, entres autres initiatives, la création d’un ministère qui leur est spécifiquement dédié.

La promotion des investissements des Maliens de l’extérieur dans le pays est donc devenu une grande priorité de l'Etat. Fort du bien-fondé de cette politique, le département des Maliens de l'extérieur et de l'Intégration africaine a initié le premier forum des investisseurs de la diaspora qui s’est tenu à la fin de la semaine.

Le forum s’était ouvert vendredi au Centre international des conférences de Bamako sous la présidence du chef de l'Etat, Amadou Toumani Touré.

La rencontre se proposait d'identifier les problèmes liés à l'investissement de la diaspora, les investisseurs potentiels, et de faire connaître les entreprises qui appartiennent à des Maliens de l’extérieur. Elle entendait également élaborer et adopter une stratégie de développement de l'entreprenariat de nos compatriotes installés à l’étranger, en direction de leur pays d'origine et faire du coup du Malien de l'extérieur un acteur stratégique du processus de développement. La rencontre devait, en outre, permettre la mise en place d'un programme de valorisation de l'investissement des Maliens de l’extérieur.

Le président du Haut Conseil des Maliens de l'extérieur, Habib Sylla, a évoqué les difficultés relatives aux investissements. Il a reconnu que l'Etat a consenti beaucoup d'efforts pour améliorer le climat des affaires mais, d’un autre côté, les Maliens de l'extérieur sont souvent victimes de beaucoup de tracasseries administratives sur le terrain.

Il a, par conséquent, exhorté les autorités à prendre des mesures juridiques pour sécuriser les investissements des Maliens de l'extérieur. Comme par exemple la création d'un fonds spécial d'investissement et de garantie pour les Maliens de l'extérieur.

Habib Sylla a confirmé la volonté forte de la diaspora de soutenir le chef de l'Etat dans toutes les actions de développement pour faire du Mali un pays émergent.

Le ministre des Maliens de l'extérieur et de l'Intégration africaine, Badara Aliou Macalou, a, de son côté, rappelé que notre pays est riche d'une diaspora de 4 millions d'âmes. Le total des flux financiers que nos compatriotes drainent dans le pays se chiffre à environ 300 milliards de Fcfa par an, soit 79% de l'aide publique au développement, selon une étude de la BAD publiée en 2008.

Mais le volume des investissements productifs est insignifiant dans ce total car l'essentiel des transferts d'argent est destiné à l'entretien de la famille

Le ministre Macalou a rappelé que la mission du département qu’il dirige consiste à protéger nos compatriotes de l'extérieur. Il s'agit, de son point de vue, de créer à nouveau la confiance et de faire de la confiance une priorité. Il s'agit aussi de promouvoir l'investissement productif qui est un véritable accélérateur de la croissance. Nos compatriotes ont prouvé ailleurs leurs capacités d'entrepreneur.

MATERIELLE MAIS AUSSI INTELLECTUELLE. Evoquant l’importance qu’il a toujours accordée aux Maliens de l'extérieur, le président de la République a rappelé que l'une des premières décisions qu'il a prises en 1991 pendant la Transition a été la création du Haut conseil des Maliens de l'extérieur.

Le chef de l'Etat a dénoncé les lourdeurs administratives et les comportements négatifs des fonctionnaires qui découragent les investisseurs. Il n’a pas non plus oublié le comportement de certains Maliens de l'extérieur qui viennent au pays avec des affaires biscornues. Il a remercié la diaspora pour sa volonté de vouloir participer au développement du Mali. Participation qui est non seulement matérielle, mais aussi intellectuelle.

Eu égard aux difficultés évoquées, Amadou Toumani Touré a invité le gouvernement à prendre toutes les dispositions nécessaires afin de leur faciliter la tâche et de sécuriser leurs investissements. Il a, par ailleurs, invité l'administration à changer de mentalité et de comportement et souhaité que ce forum élabore un document collectif qui engage l’Etat et les Maliens de l’extérieur.

Il a saisi l'opportunité pour commenter les énormes potentialités dont dispose notre pays et parler des grands chantiers et des grandes réalisations du PDES dans tous les domaines de la vie socio-économique. Il a invité ses interlocuteurs à participer à certains investissements initiés dans le pays et à renforcer les services, avant de remercier tout ceux qui ont participé de près ou de loin à la tenue de la présente rencontre.

Le thème central du forum est "Comment capitaliser l'investissement des Maliens de la diaspora".

Un film de 10 minutes sur les potentialités du pays a également été projeté. En marge du forum qui s'est achevé hier se tenait une foire exposition des Maliens de l’extérieur.
F. Maïga

Premier forum des Investisseurs potentiels de la diaspora malienne

Premier forum des Investisseurs potentiels de la diaspora malienne

UNE DIASPORA FORTE, UNIE ET SOLIDAIRE

TOUS POUR UN, UN POUR TOUS !